La route Pacifique 101: de Seattle à San Francisco

Quelque part en Arizona, le 19 octobre 2017

Je fais partie, le revendique et en tire un plaisir certain, de ces fainéants qui déplaisent tant à ces grands psychopathes mégalomanes qui ont la prétention de nous diriger. Ajoutons à cela une tendance de plus en plus marquée pour la procrastination, le laisser-aller et le je-m’en-foutisme, et vous comprendrez que je suis bien à la bourre (environ dix jours) pour vous faire part de notre descente de la côte Pacifique entre Seattle et Santa Cruz.

Je commence à peine la rédaction de cet article et sais déjà qu’il sera bref pour deux raisons. Premièrement, les images que nous allons y joindre seront suffisamment évocatrices et deuxièmement, le contraste entre Canada et USA, d’un point de vue des gens du voyage que nous sommes, ne m’incite pas plus que çà à de grandes envolées enthousiastes. Comment dire ?

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Nous avons emprunté la route 101 qui borde l’Océan du Nord au Sud. La beauté sauvage et côtière des états de Washington, d’Orégon et de Californie du Nord est à couper le souffle sur des centaines de miles. La route ne s’éloigne que rarement de l’Océan et de l’horizon qu’il nous offre, un peu comme la route de la Corniche entre Ciboure et Hendaye. Imaginez, pour ceux qui la connaissent, un tracé similaire, aux falaises souvent plus élevées encore, et redescendant en lacets étroits vers des plages, des villages, des embouchures de rivières ou les trois à la fois. La déception et la frustration qui nous habite ne tient alors que de cette caractéristique sociétale dont ce beau pays s’est fait porte-drapeau et que l’on appelle « propriété privée ». Ainsi, des milliers de kilomètres de clôtures et des centaines de barrières cadenassées nous empêcheront d’accéder à l’Océan, pourtant si proche, et dans des zones néanmoins totalement désertes et sauvages. Les panneaux « No trespassing », « No overnight parking », « No parking », « Private property » et autres injonctions à dégager accueillent le visiteur, alors même que la première habitation est à 50km. Quel dommage ! Quelle tristesse ! Quelle bêtise ! Le grand gagnant de ce désastre est le fabricant des panneaux. Il est sans nul doute multi-millionaire !
Sur 2000 km de côte nous n’avons réussi à nous poser qu’une seule fois face à l’horizon. Le reste du temps nous devions nous résigner à bivouaquer sur un parking « Walmart », une station essence ou une rue isolée de quartier résidentiel. Sinon, ce sont des campings médiocres à 80 dollars la nuit ou des campgrounds de parcs d’Etat, moins chers et dont le personnel embauche à 8h00 pour terminer à 18h00. Par conséquent, nous avons pris pour habitude d’y arriver vers 18h30 pour en partir à 7h30, développant ainsi le concept de camping-basket. A con, con et demi ! Et en plus ça pimente le voyage et nous fait bien marrer. Iban adore.

D’un point de vue touristique, la randonnée dans la forêt de Redwoods, entre l’Orégon et la Californie du nord, restera un moment très fort du voyage. Je ne savais pas que des arbres de cette taille existaient, multi-millénaires et majestueux. Nous nous comparions à des fourmis dans la pinède de nos lointaines Landes, abasourdis par ce gigantisme végétal. Voyez plutôt les photos…

Puis nous sommes arrivés à San-Francisco, par le Golden Gate et l’avons franchi, émus comme des gosses. Le pont et sa baie, les plus célèbres au monde, et Alcatraz, là, juste en bas… Que des stars en somme.
Nous nous garons dans le quartier latino-américain de Mission, en centre ville, dans des petites rues perpendiculaires aux grands axes que sont Market street et Mission street. Il suffit de repérer les jours et heures de nettoyage des rues, sur les panneaux qui les bordent, pour stationner en toute liberté. Si le panneau indique « no parking monday and thursday, 9am-11am », garez vous ailleurs à ces moments là, dans la rue voisine par exemple, sous peine d’aller chercher votre véhicule à la fourrière.

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Nous avons ainsi passer quatre jours à San Francisco, en changeant de rue au grès des nettoyages, et l’avons parcouru à pied dans bien des quartiers. L’ambiance est partout décontractée, hétéroclite, multi-culturelle, bref ouverte à toutes les diversités. Et puis ça sent le Mexique à plein nez dans ce quartier de Mission ! On y parle espagnol plus qu’anglais et on s’y goinfre de Tacos et de Corona. Du bonheur !
Avant de quitter cette ville enchanteresse, nous planifions la suite selon les desideratas des uns et des autres.
Pour Iban, nous irons 100 miles plus au sud, jusqu’à Santa Cruz et son spot de surf de réputation mondiale. Le skater et surfer qu’il est ne peut pas rater ça ! Ok.
Pour les parents, certains grands parcs de l’ouest américain nous semblent incontournables : Yosemite, Death Valley et Grand Canyon entre autres. Ce sera après Santa Cruz, en repartant plein Est.
Pour Amélie, enfin, qui compte les jours la séparant de la soirée d’Halloween depuis J-44, nous pousserons un peu plus loin vers l’Est jusqu’à Boulder, dans le Colorado. Là, nous rendrons visite à Nehge, la plus Saint-severine des américaines, pour y fêter Halloween en bonne et due forme.

Ensuite, très certainement, ce sera plein gaz vers le Mexique.
Affaire à suivre.

2 commentaires

  1. J’ai visité Alcatraz et me suis assise dans la cellule d’Al Capone. Impressionnant le recit de la vie des prisonniers de cette prison, et en particulier l’histoire des 3 derniers evades d’Alcatraz. Il faut visiter aussi la petite ville de Sausalito, autour de San Francisco. Charmant ! En tout cas vous vivez des moments uniques en famille. Bonne route vers le Mexique….plein de bisous à vous 4. Mamie ballon

  2. Comment vous faites rêver !!!! Que du bonheur de suivre cette belle aventure , je comprend mieux le rictus sur ton visage quand je t’ai croisé a Promocash bouteille à la main pour fêter ton anniversaire et la fin du restau !!!! Plein de gros bisous profiter à fond …

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