Premiers pas en Amérique du sud, à nous la Colombie

Minca, Colombie, le 13 juin 2018.

Cette fois-ci je galère un peu plus à entamer mon récit. J’ai commencé sur le thème « il fait chaud ici et nanani et nanani… » et j’ai effacé. J’ai recommencé autre chose du genre « On a moyen kiffé le Panama et nanani et nanama… », j’ai déplacé des bouts phrases coupées-collées, remplacé un mot ou deux par leur synonyme et finalement j’ai de nouveau tout effacé. Alors j’ai ouvert le frigo et j’ai pris une bière glacée. Le truc en jungle, c’est que juste l’action de se lever et d’aller la chercher, là, à deux mètres, et ben tu l’as déjà transpirée ta canette ! Du coup, en me rasseyant, je regrettais déjà de ne pas en avoir pris deux. Il est seize heures, le bivouac est posé, je sue sans bouger, j’aurai sûrement dû. Voilà ce que je me dis. D’ailleurs, à ce stade de l’écriture, la bière dont je vous parle est quasiment bue.

Alors questions ! Vais-je me relever pour en prendre une autre avec le risque de répéter le regret que je viens d’évoquer ? Vais-je en prendre deux nouvelles, pour éviter cette déconvenue, tout en sachant que je m’expose alors à un dangereux emballement ? Vais-je raisonnablement en rester là ? Vais-je boire un litre d’eau ?

Suspens…

Voilà !

Bien ! Après relecture, vaille que vaille, je n’efface ni ne recommence plus rien. Foute que foute j’ai même envie de dire.

San Gil, Colombie, le 20 juin 2018.

C’est à dire que c’est tout de même pas très enthousiasmant de raconter un moment du voyage qui a été lui-même plutôt frustrant.

L’Amérique Centrale épuise, irrite, énerve, pèse et enferme dans son entonnoir ceux qui pensent la traverser en sifflotant. Nous n’avions qu’une hâte, c’était d’en sortir.

Le passage de Francky-car, de Colon (Panamà) à Cartagena (Colombie), sur un porte containers, fut du genre stressant. Le truc qui n’en finit plus d’être confus : d’abord confirmé, puis avancé et puis retardé au départ initialement prévu, pour finalement être débarqué sur un quai imprévu, lui, avec cinq jours de retard. Pendant ce temps, on court des douanes à la compagnie maritime, de là au port, puis du port on repart aux douanes, puis de nouveau à la Compagnie, puis au port, etc… durant quatre journées pour finalement, à bout de souffle, de nerfs et de patience, retrouver enfin notre maison roulante. Home sweet home !

Sortir son camion du port de Cartagena c’est la maison des fous d’Astérix, la chasse aux tampons aux quatre coins de la ville pour des formulaires donnant accès à de nouveaux formulaires à faire tamponner. Ajoutons à cela un thermomètre qui flirte quotidiennement avec les 40°C et des bureaux climatisés en mode polaire, et l’on passe ainsi du four au congélateur dix fois dans la journée. Bref…

Donc voilà, pas terrible !

Passons à la suite.

Depuis onze jours nous voyageons en couple, les enfants sont en France, nous en avons terminé avec l’Amérique du Nord, nous sommes en Colombie, au nord de l’Amérique du Sud et la route qui nous attend et nous amènera en Terre de Feu promet mille merveilles. Un nouveau continent, immense, s’ouvre à notre curiosité, immense.

Céline, qui lit par dessus mon épaule, me glisse « Plutôt que de raconter tes problèmes existentiels de buveur de bière en jungle, tu pourrais faire une sorte de bilan de notre première année de voyage. Ce serait bien non ? » Ce serait même parfait darling, je lui réponds.

Bogotà le 4 juillet 2018

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Quinze jours après, un constat s’impose : Pas le temps de faire un bilan !

L’instant présent nous régale nos vacances parentales ; une sorte de lune de miel dans une Colombie qui nous séduit d’emblée. Des gens joyeux donc sympathiques, de la musique partout et un sens de la fête sur-développé provoquent la multiplication des rencontres, toutes chaleureuses, et nous nous sentons rapidement très à l’aise, comme à la maison. Ici on dirait :«En su salsa ! ».

Tout va très vite et il se passe plein de choses…

Je vais essayer de vous raconter.

Cartagena est une ville à ce point déterminante dans l’histoire de la conquête du continent sud américain et des Caraïbes, que je vous invite à jeter un œil sur wikipédia.

Pour protéger les galions chargés d’or en partance pour l’Espagne, ce port des Caraïbes s’est transformé au cours des siècles en citadelle imprenable. La vieille ville fortifiée et son quartier attenant de Getsemani sont un délice pour les flâneurs. Les étroites ruelles pavées sont bordées de façades multicolores et fleuries. Au dessus de nos têtes les balcons semblent tendre les uns vers les autres et se touchent presque. Alors s’ouvre une place ou un jardin, un espace toujours coquet que l’on traverse le nez en l’air jusqu’à la prochaine rue. La ville est sublime et les photos de Céline en apportent, me semble-t-il, un beau témoignage.

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Ceci dit, elle n’en demeure pas moins depuis cinq siècles, un des ports les plus chauds du monde ; au propre comme au figuré. De l’alcool, de la drogue et des prostituées, des bars surchauffés, des gueules amochées, c’est aussi ça, Cartagena.

Dès notre arrivée, nous avons fait une première sortie fracassante et surpris par la chaleur de la nuit colombienne, nous affichons direct un joli score : 5h du mat.

Les enfants sont partis, les parents dansent, acte 1.

Après plusieurs nuits d’hôtel à Cartagena, on retrouve notre camion et partons pour Santa-Marta, plus à l’Est, vers le Vénézuela, toujours sur la côte Caraïbe. Là, nous repérons un parking gratuit, devant l’Océan, coincé entre le port et le « malecon » ( promenade du front de mer). Pas très sûr comme endroit mais bon…

Le soleil se couche sur l’horizon quand nous nous garons. Pile poil ! Superbe !

Sans perdre de temps, nous prenons nos tongs à la main et profitons du spectacle les pieds dans l’eau. Il y a, ça-et-là échouées sur la plage, quelques barques de pêcheurs dont certaines renversées, coque en l’air, pour éviter sans doute que les pélicans ne repeignent l’intérieur de leur guano. Dans l’une des barques à l’endroit, cinq hommes fument une cigarette ; une cigarette pour cinq. Je les salue en passant et la discussion s’engage aussitôt, souriante. Ils sont vénézuéliens et ils louent la barque chaque nuit pour y dormir. Certains sont en Colombie depuis un an, comme Jonathan, et d’autres depuis deux semaines, comme son jeune frère Oscar. Ils me racontent leur exil, leurs doutes, l’arrachement familial de l’époux, du père ou du fils, la faim très souvent. Mais ils s’empressent aussi d’évoquer l’accueil bienveillant des colombiens, leur solidarité et enfin, la récente reconnaissance de leur statut de réfugiés politiques, avec tous les droits qui en découlent (papiers colombiens, travail déclaré, aides sociales, espoir.).

Un peu plus tard et après avoir fait quelques pas sur la plage, je retourne voir Jonathan muni d’une baguette et d’un fromage local. Je lui offre ce casse-croûte, qu’il s’empresse de partager avec les quatre autres gars, et lui propose deux boulots. Céline et moi allons nous promener et nous avons besoin que notre camion soit en sécurité, surveillé. Premier billet à notre retour. Ensuite nous allons dormir exactement ici et nous avons besoin, là encore, d’être en sécurité. Second billet à notre réveil. Il est ravi, nous aussi, et sur cette poignée de mains entre quat’zyeux, on va se balader.

On s’arrêtera boire une paire de mojitos au « Radio Bemba », excellent bistrot tenu par un belge. La terrasse donne sur la rue et sur un des murs est projeté un immense classique du cinéma muet : Le Dictateur, de Chaplin. L’idée est géniale, l’effet est magique. Les promeneurs ralentissent ou freinent leur marche, savourent une scène du film et repartent, sourire aux lèvres. La musique est excellente. Ça va de soit.

Quand nous rentrons au camion, vers vingt-deux heures, Jonathan est là, torse maigre nu et souriant. Tout va bien. Il fait encore 30°C.

Ce soir-là, nous décidons de ne pas poursuivre notre voyage plus avant sur la côte. Nous n’en pouvons plus de la chaleur ! Des mois qu’on en souffre la nuit plus qu’on en jouit la journée ! Dorénavant on va chercher l’altitude et la fraîcheur. Le patron du Radio Bemba nous a parlé de Minca, village situé à trente kilomètres et où, à sept cents mètres d’altitude, il fait meilleur.

C’est peut-être vrai pour la nuit, mais en journée, la jungle pose son couvercle sur tout ce qui respire au sol, et c’est pire ! Du grill on passe à la cuisson vapeur et c’est là qu’on sue une bière rien qu’en la décapsulant.

iOverlander nous indique le seul parking à peu près plat du village où l’on peut bivouaquer et nous y rencontrons Julien, Sabrina, et leur fille de dix ans, Léa. Ils sont normands et voyagent à bord de « La bétaillère n’home-made » depuis quelques heures. En effet, Julien a sorti son camion du Port de Santa Marta le matin même et c’est le tout début de leur voyage, leurs premiers kilomètres et leur premier bivouac. Ils ont prévu une année de bourlingue en Amérique du Sud à bord de leur vieux Mercedes 608, ancienne bétaillère totalement ré-aménagée en camping-car par Julien. A dix-huit heures, au coucher du soleil et dans l’étuve tropicale, il me propose un Ricard, eau fraîche et glaçons. Je l’accepte, sincèrement ému, et m’empresse de dégainer les cacahuètes.

Alors que nous bouclons notre première année de voyage, ils terminent leur première journée. Nous faisons part de notre expérience, les rassurons et leur prodiguons quelques conseils. Nous échangeons nos contacts. Sait-on jamais…

Le lendemain, arrivent aussi Marie et Anthony, un couple de bretons déjà rencontré au Panamà. Eux bourlinguent à bord d’un Van Dodge acheté à leur arrivée à Los Angeles, huit mois plus tôt. Julien sort à nouveau la bouteille de Ricard et moi les cacahuètes. Verres de contact…

On fait une petite randonnée ensemble, rentrons trempés par une chaude averse et le troisième jour chacun repart selon son itinéraire prévu. Pour nous ce sera Playa de Belem, un village perdu dans les montagnes. Un cul de sac magnifique.

Dans ce pueblito nous décidons d’une marche à suivre pour les quelques vingt jours qui nous séparent du retour des enfants. Nous allons remonter vers Bogotà tranquillement, mais en planifiant toutefois des activités pour le mois de juillet avec Iban et Amélie. Nous passerons ainsi une nuit à Bucarramanga, haut lieu du parapente colombien, où nous nous renseignerons sur les vols possibles et leurs tarifs. Vendu ! On se revoit dans un mois pour voler.

Ensuite nous passons à San Gil, capitale colombienne des sports extrêmes. Là, on prend rendez-vous pour descendre en rafting le terrible rio Suarez, classe 5.

Si nous sortons vivants de ces expériences ordaliques nous irons faire une initiation à l’escalade à Suesca puis du canyoning à Villa de Leyva, histoire d’en finir avec les sensations fortes et les prises de risques accompagnées.

C’est justement à Villa de Leyva que Céline décide d’aller passer les quelques jours qui entourent son anniversaire. Elle a lu dans le Lonely Planet que c’était une chouette petite ville et ce vendredi 22 juin, nous nous y rendons innocemment.

Garés dans une rue pavée et tranquille, nous mangeons un bout dans le camion et sortons visiter le village dans un état esprit serein et curieux.

En arrivant sur la place centrale, soit dit en passant la plus grande d’Amérique du Sud, nous découvrons que devant l’église se forment de nombreux groupes de gens, assis sur les marches du parvis ou sur celles bordant la place, debout devant les échoppes qui jouxtent la maison de Dieu ou encore discutant et riant fort, dansant parfois. Attirés comme des éphémères par la lumière dans la nuit, nous approchons et constatons que les gens présents ne sont pas là pour la messe. Tous ont un verre à la main et la salsa ou la cumbia résonne dans les bistrots avoisinants. C’est étonnant. L’église est entourée de ces petits bars et le soir c’est là, sur ce bout de place, que les habitants se retrouvent. Toutes les classes sociales et les générations en âge de consommer de l’aguardiente sont ici représentées. On se croirait dans un village du pays basque espagnol un soir d’été.

Au milieu de tout ce monde je repère quelques mètres de marches disponibles pour nous asseoir et pendant que Céline va nous commander une bière, je m’approche d’un couple, apparemment de sympathiques retraités. Lorsque Céline revient avec nos pressions, je lui présente Carlos et Monica. J’en suis à mon troisième chupito ( tout petit verre d’une gorgée) d’aguardiente et je demande à Carlos de ralentir la cadence por favor.

Il a la soixantaine bien sonnée, a vendu son entreprise de montage et démontage de plates-formes pétrolières trois ans auparavant et profite désormais de sa retraite aisée dans sa finca, sur les hauteurs environnantes.

Monica, son épouse, est peintre, gaie, curieuse et bienveillante. Tous les deux forment un couple d’une étonnante complicité après quarante ans de vie commune.

Des amis les rejoignent : la jeune vétérinaire du village, une paléontologue qui nous parlera anglais toute la nuit, un instructeur de canyoning, et d’autres encore. L’aguardiente coule à flot sur la place et toutes les cinq minutes il nous faut lever le coude d’un geste sec pour une mini-gorgée de cet alcool légèrement anisé. Nous discutons, rigolons et buvons encore quand un gars me prend par le bras, se présente « Gustavo » et me demande si je suis français. Ce qu’on s’est dit ensuite, je ne m’en souviens que très vaguement mais grosso modo, en voilà un résumé. Gustavo bosse pour une société de production colombienne. En ce moment se tourne le long métrage d’un réalisateur français dans les environs. Il cherche des figurants avec des gueules d’européens et d’autant plus si la gueule est française. Le deal est le suivant : trois jours de tournage nourri-payé, mercredi, jeudi et vendredi prochains. Voilà !

J’ai du dire un truc du genre : « bien sûr que l’idée m’emballe mais je ne suis pas seul, Céline et moi logeons dans notre camion, et si possible on en reparle demain ». Gustavo a repéré Franky dans la rue, la même que celle de l’hôtel où loge toute l’équipe du tournage. Il dit qu’il passera demain matin vers dix heures au camion. Ainsi soit-il.

Je me retourne alors pour découvrir Céline, Monica, la vétérinaire et la paléontologue en train de danser une salsa endiablée dans le boui-boui en face. La musique s’arrête et elles tombent dans les bras les unes des autres en riant. La fête est belle ! Bon anniversaire ma chérie !

Carlos me tend une aguardiente, ça faisait longtemps, et insiste pour que nous allions dormir chez lui, dans sa finca, à dix kilomètres d’ici. Il en est hors de question, j’ai bien trop bu pour conduire. Qu’à cela ne tienne, rendez-vous demain fin de matinée au marché. Ensuite nous irons chez eux passer le week-end et voir le match Colombie/Pologne. Nous acceptons volontiers et la soirée se termine tard, très tard. Les enfants sont partis , les parents dansent, acte 2.

Les jours qui suivirent furent bienheureux. D’abord nous avons été merveilleusement accueillis chez Carlos et Monica, dans leur jolie ferme rénovée, perchée dans la montagne. De la terrasse ou du jardin, la vue sur la vallée est à couper le souffle. L’eau jaillit glacée au robinet, directement pompée à une source sur les hauteurs de la propriété. Les quatre chevaux, les chiens, les poules et le chat sont au paradis. Il nous semble aussi en approcher.

 

Ensuite, j’ai envoyé un message à Julien (le normand) et Anthony (le breton) pour leur faire part de l’opportunité de figuration dans un film français. Ils n’étaient pas trop loin et on sauté sur l’occasion.

Le mercredi suivant, nous voilà donc tous les trois devant l’hôtel de l’équipe de tournage, à quatre heures et demi du matin. Deux camions de matériels et deux bus de figurants et techniciens prennent la route. Le site est à quarante cinq minutes, isolé dans la montagne et tout ce joli monde occupe l’école du village, trois kilomètres plus bas. C’est aussi là que sont garés nos camions.

Je ne pourrais pas vous en dévoiler beaucoup sur le film par respect de la confidentialité qui nous a été demandée. Le réalisateur s’appelle Aurélien, c’est son premier long métrage après avoir réalisé plusieurs « courts » et documentaires, tous remarqués par la critique et certains primés. Il a écrit le scénario qu’il met en scène. Un jeune quadragénaire époustouflant de rigueur professionnelle et de gentillesse. De l’avis général sur le plateau, ce film va être un grand beau film, un projet ambitieux. Rendez-vous aux Césars, à Cannes ? Quoi qu’il en soit, ce furent trois journées épuisantes et magiques, les derniers jours de cinq semaines de tournage pour eux. Nous étions quatre-vingt figurants… Une expérience unique.

Le samedi matin, libéré de mes obligations professionnelles, je fumais un clope sur le pas de porte d’un bistrot en attendant le coup d’envoi de France/Argentine en huitième de finale de la Coupe du monde. J’avais commandé deux œufs au plat, un café et un jus de maracuya (fruit de la passion) pour être en forme pour le match. C’est alors qu’Olivier, un des acteurs principaux du film, au demeurant tous très sympas, me salue en remontant la rue. Il cherche un rade où voir le match et pour mieux l’apprécier, entre français, s’installe à ma table. Au but égalisateur sublime de Pavard on arrête les jus de fruits et commandons deux bières. La France l’emporte brillamment et pour fêter ça, Olivier nous invite à la fiesta de fin de tournage qui aura lieu ce soir. Et ben d’accord, avec plaisir, merci beaucoup.

Un peu plus tard, c’est Diego, le producteur du film, qui s’arrête au niveau des camions pour à son tour nous inviter. Toute l’équipe sera de la fête, des accessoiristes aux acteurs en passant par le son, l’image, le maquillage et l’habillage, la réalisation, la production et… trois figurants voyageurs avec leurs familles. Je crois que notre expérience les intrigue, qu’il leur paraît incroyable de nous rencontrer dans un tel contexte, au fin fond de la Colombie. Ou bien tout simplement parce que ça leur fait plaisir. Pour nous, c’est magique.

La soirée fut … pfffff …. Dingue ! J’ai pas mieux pour qualifier.

Les enfants sont partis les parents dansent. Acte 3.

Scène finale :

Dimanche matin, aux environs de treize heures. Dans la rue il commande un « salpicon » ( salade de fruits frais) servi dans un gobelet et une limonade. Il a du mal à compter les pièces de monnaie, s’embrouille et finalement tend un billet. Il prend ses deux gobelets et fait tomber son salpicon sur ses pieds. Il dit « Et merde. ».

Coupez ! Clap de fin !

Le lundi, reposés, on partait à Bogotà. Les enfants arriveront Mercredi.

Alors que je termine mon récit, ils dorment dans leur lit à l’arrière du camion. Les retrouvailles sont heureuses.

Adishatz

1 commentaire

  1. C’est la Colombie qu’on connaît, qu’on aime, là où se croisent rencontres, convivialité, possibles, fête, musique, saveurs, … N’oubliez pas de goûter quelques chontaduros, les enfants vont carburer à la panela, si vous avez l’occasion de caminer à la vallée de cocora foncez et si vous passez dans le quindio près du parc du café embrassez Oscar Restrepo et sa famille. Bonne continuation!

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